Par Aurélie M. Wednesday 9 December 2009 à 10:59
Un petit mot de Vincent, qui a participé dimanche à la montée de Saint Anne, un sympathique trail de fin de saison (ou début de la suivante ?) dans le sud.

J’avais coché cette course de la Ste Anne dans mon calendrier. La distance me convenait bien (15,5km), dans un petit village au nord d’Aix en Provence permettant d’aller se ballader un peu dans les Calanques la veille de la course, et j’avais trouvé des avis très positifs sur internet par rapport à cette course.
Et j’ai pas été déçu, bien au contraire.
Plus de 600 personnes sur la ligne de départ, un monde fou dans les rues du tout petit centre ville de Lambesc, une ambiance et une organisation au top, et une température très douce pour un 6 décembre.
Mais j’ai avant tout apprécié la course, à la fois difficile avec la terrible montée de la Ste Anne à 21%, et permettant de bien “lâcher les chevaux” avec la longue descente en pente douce jusqu’à l’arrivée. Et quel plaisir de monter tout d’abord dans la pinède, puis de profiter du panorama à perte de vue sur les crêtes de la Ste Anne. J’ai aussi apprécié le terrain, peu traumatisant pour mes chevilles fragiles, avec l’alternance de goudron (au départ et à l’arrivée), de piste pas trop caillouteuse, et de chemin sablonneux (un vrai régal).
J’avais décidé de partir prudemment. Bien m’en a pris. Les sensations n’étaient pas très bonnes au départ dans ce long faux plat montant qui permet de sortir de Lambesc et d’atteindre le pied de Ste Anne. Etant bien placé sur la grille de départ, je voyais, impuissant, un nombre incalculable de concurrents me dépasser, les uns après les autres.
Puis, bizarrement, je me suis senti nettement mieux dés les premières rampes de la Ste Anne, pas trop raides au début. Je commençais à redoubler les concurrents qui venaient de me dépasser. Et là, devant nous, le mur. Je m’efforçais de continuer à courir, tout étonné de me sentir aussi bien dans cette côte que je redoutais tant, et de voir autant de concurrents marcher. Puis la plus belle partie du parcours, un terrain valloné, sur la ligne de crête. Quel spectacle, le serpentin de coureurs, devant, derrière, à perte de vue, et le panorama, tout autour.
Ensuite, la longue descente, c’est plus l’heure de s’économiser, on a fait le plus dur. Les sensations sont toujours très bonnes et je ne cesse de grappiller des places. Et enfin, les derniers kilomètres, quasiment plats, les jambes qui redeviennent dures, et l’envie d’en finir. Je reperds quelques places. Les autres concurrents accélèrent t-ils à l’approche de l’arrivée ou est-ce moi qui suis incapable de maintenir le même rythme? Puis soudain, l’arrivée, que je n’attendais pas si tôt, et une grande satisfaction d’avoir participé à cette très belle montée de Ste Anne.
Merci à tous les bénévoles pour l’organisation parfaite et l’accueil chaleureux.
Vincent

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